mardi 17 octobre 2017

Les insurgés, tome 1 : La conquête

Couverture Les insurgés, tome 1 : La conquête
Les insurgés, tome 1 : La conquête
de Elle Kennedy
Editeur : Hugo roman
Broché : 335 pages

Hudson Lane est la demi-sœur du leader des Souverains qui ont pris le pouvoir et instauré la loi martiale. Son frère a décidé de la marier à son second, ce qu’elle ne veut même pas envisager. Elle s’enfuit et risque la mort pour cette désertion.
Dans sa fuite effrénée, elle croise le chemin de Connor Mackenzie qui a pris la tête des Insurgés. Elle ne peut lui révéler sa véritable identité.
Entre ces deux-là naît une attirance immédiate, mais Connor n’est pas tout à fait prêt à accueillir une inconnue dans son groupe et Hudson va devoir lutter pour se faire accepter.
Elle découvre ce que c’est que de vivre avec les Insurgés, les difficultés et les dangers du quotidien.
Elle découvre aussi les histoires terribles qu’ont vécues ses nouveaux compagnons à cause des Souverains, en particulier celle de Connor et de sa famille.
Mais son terrible secret va finir par être découvert, sa situation au sein des Insurgés est devenue plus que précaire. Connor va-t-il accepter qu’elle reste parmi eux ?

  • Mon avis :
La Terre a été ravagée par une guerre mondiale. Les bombes ont décimé des populations entières. Suite aux bombardements, des tremblements de terre ont achevé de dévaster la planète. Ceux qui ont survécu sont soit des Citoyens dans des Colonies (ou plutôt des prisonniers) où tous les aspects de leur vie sont contrôlés; soit des personnes qui vivent dehors mais doivent se débrouiller et lutter pour survivre, ils sont les Insurgés. Hudson a déserté une Colonie et cherche à se cacher de son frère qui est à la tête des Exécuteurs. Dans sa fuite, elle tombe sur Connor qui est à la tête d'un groupe d'Insurgés. Elle est bien décidée à tout faire pour obtenir sa protection, sans lui dire qui elle est vraiment.

Dit comme ça, l'univers paraît hyper intéressant, et c'est le cas en fait. Le soucis, c'est qu'on a deux ou trois phrases à ce sujet dans le livre, histoire de dire que c'est de la dystopie, et c'est tout. On en sait peu sur les Colonies et leur fonctionnement, c'est dommage. Quant à ce qu'il se passe chez les Insurgés, c'est du n'importe quoi. C'est théoriquement l'horreur, les gens doivent lutter pour manger, pour survivre, mais en fait ils ne pensent qu'à picoler, à baiser (c'est le terme utilisé), organiser des partouzes et ne font que parler de forniquer.

Les femmes sont des objets ou des poupées gonflables. Je ne suis pas féministe extrêmiste, mais ça m'a quand même fait bondir. Dans ce roman, l'auteur associe la notion de liberté au sexe débridé. En gros, il faut penser à baiser (permettez-moi l'expression, on la trouve partout dans le livre) et à passer à l'acte tous les jours (avec n'importe qui) sinon on n'a pas l'impression d'être libre.
D'ailleurs, les mecs qui ont survécu et qui peuplent le reste de la planète sont des millimétrés du bulbe qui ne pensent qu'avec ce qu'il y a dans leur caleçon. Toutefois, étant donné que l'héroïne les trouve tous beaux, alors ça passe (vous la sentez bien la petite pointe sarcastique ou pas ?). Cela nous donne des scènes complètement absurdes, où par exemple, lorsque Hudson rencontre Travis pour la première fois et qu'il lui dit “Bon sang t'es superbe. Pourquoi t'es pas déjà à poil ma belle ?”, elle se contente de nous dire qu'elle le trouve séduisant et elle discute tranquille. Non mais... Alerte au pervers !

Je n'ai pas du tout été touchée par les personnages principaux ou secondaires. Hudson nous est présentée comme une combattante, mais dans ses actions j'ai plutôt vu une simplette qui ne se respecte pas. Elle se soumet à Connor en trois minutes, le laisse régenter sa vie (et surtout sa vie sexuelle) alors qu'elle ne le connaît même pas. J'avais envie de secouer Hudson toutes les cinq minutes. Quant à Connor, son passé foireux destiné à faire pleurer dans les chaumières ne m'a pas ôté de la tête son attitude imbuvable. Les sentiments qui apparaissent entre eux arrivent comme un cheveu sur la soupe et ne sont pas crédibles.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la plume d'Elle Kennedy est loin d'être classe dans ce roman. Il y a du sexe à chaque chapitre dans les deux tiers du livre, et en plus, du sexe 100% vulgaire. On a des scènes de duo, de trio, de soumission, d'échangisme, de voyeurisme, de sexe violent... Si j'avais su que l'histoire tournait autour du cul (parlons clairement hein !) je ne l'aurai pas lu. Le résumé au dos de la couverture ne laisse pas du tout d'indices sur le fait que l'on se retrouve avec un porno entre les mains. OK, il y a un torse sur la couverture (je déteste ça) mais il y a des tonnes de romans avec des hommes à demi nus sur la couverture (faut croire que c'est vendeur) et pourtant le contenu est excellent. L'éditeur a même écrit qu'il s'agit de dystopie romantique... Heu... NON ! Aucune romance là dedans je vous l'assure. Et pour le côté dystopique, étant donné que l'univers est à peine effleuré (contrairement aux personnages qui passent leur temps à se tripoter, ah ah), on repassera...

En conclusion, « Les Insurgés, tome 1 : Conquête » a été pour moi une immense déception. J'avais beaucoup aimé l'autre saga de l'auteur éditée chez Hugo Roman « Off Campus », et je me suis dit que j'allais retrouver la plume de l'auteur dans un univers dystopique, et en fait on en est loin. C'est une histoire terriblement creuse, vulgaire, j'ai eu l'impression de lire un porno les trois quart du temps, et même si la fin est intéressante, elle ne relève pas le niveau. Dommage !

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