dimanche 29 avril 2018

La vallée des oranges

Couverture La vallée des oranges 
La vallée des oranges
de Béatrice Courtot 
Editeur : Charleston
Broché : 224 pages

Marseille, 2016
En démontant le faux plafond d’un hôtel en travaux, un ouvrier tombe sur une boîte en fer rouillée contenant les souvenirs d’une vieille dame. Magdalena. Mais que se cache-t-il derrière cette photo de mariage ?
Son arrière-petite-fille, tenancière du Café de l’Ensaïmada, une institution culinaire à Paris, décide alors de partir à la recherche de ses origines majorquines qu’elle ignorait jusqu’alors. Elle quitte son quotidien épuisant pour la douceur et le farniente méditerranéens. Dès son arrivée sur l’île, Anaïs va réveiller des secrets de famille cachés depuis des générations. Mais la tâche ne s’avère pas si facile. Miquel, le nouveau propriétaire de
l’orangeraie qui appartenait à son aïeule, ne se montre pas du tout coopérant.

Majorque, 1935
Magdalena, jeune pâtissière, confectionne chaque jour des ensaïmadas, ces brioches majorquines entortillées et saupoudrées de sucre glace. Très vite, la guerre civile espagnole frappe aux portes de son village qui devient le théâtre d’affrontements sanglants et de drames familiaux. Au péril de sa vie, Magdalena s’engage alors dans la résistance, avant de devoir s’enfuir vers la France.

  • Mon avis :
Les éditions Charleston ont le don pour trouver des pépites littéraires. Les trois romans qui ont eu le prix du livre romantique sont tous les trois différents, mais ils ont un point commun : Ils sont géniaux !

Le récit alterne entre le présent avec l'histoire d'Anaïs, et le passé avec Magdalena, dont nous suivons le destin dès 1935. Le décor change également puisque nous évoluons entre la France et Majorque. On navigue aisément entre les deux époques. D'ailleurs, chaque fin de chapitre nous donne envie de poursuivre notre lecture pour découvrir ce qui va arriver à Anaïs ou ce qu'a vécu Magdalena par le passé. Les indices se succèdent et chaque découverte nous pousse à enchaîner les pages, nous passionnant jusqu'à la toute dernière.

Béatrice Courtot nous offre un beau voyage. Elle signe là un premier roman magnifique (d'ailleurs, on peine à croire qu'ils s'agit bien d'un premier livre ;) ).
C'est un roman dans lequel il y a certes des moments dramatiques, mais l'auteure ne s'appuie pas totalement dessus pour faire son histoire. Ils font partie de l'intrigue bien entendu, mais ils subliment le tout (si l'on peut dire) et font ressortir toutes les notes d'espoir qu'a pu distiller l'auteure ici et là. A mon sens, ce qui ressort le plus dans ce roman, ce n'est pas la guerre ni les drames familiaux, mais c'est bien l'espoir, la beauté de la vie, la transmission du passé, l'importance de nos aînés et l'amour.
C'est également un roman "instructif" qui m'a permis d'en savoir plus sur cette période sombre de l'histoire espagnole. Car je dois bien l'avouer, j'avais quelques lacunes sur le sujet. La guerre civile
espagnole a fait de nombreux dégâts, et pas seulement physiques. Les populations ont été très touchées psychologiquement, même plusieurs décennies plus tard.

C'est un livre avec lequel on prend quelques kilos rien qu'en le lisant, lol, grâce aux recettes, aux descriptions gourmandes, aux notifications olfactives... L'auteure nous décrit une Majorque chaleureuse et nous donne envie de découvrir cette île.

Anaïs et Magdalena sont des personnages principaux très agréables à suivre. Ce sont des femmes  indépendantes, audacieuses, passionnées et animées d'un véritable courage. Elles ne vivent pas les mêmes épreuves mais elles sont attachantes toutes les deux.

« La vallée des oranges » a été un véritable petit coup de coeur. C'est un roman à la fois gourmand, parfois emprunt de douleur, dépaysant, historique, romantique et passionnant. À découvrir sous le soleil, accompagné d'une orangeade ;)

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